Le karaté-do et ses bienfaits
« Le karaté do est une philosophie, une attitude face à la vie et un regard sur le monde »
Le karaté consiste en l’utilisation de techniques à la fois offensives et défensives faisant appel à toutes les parties du corps : pieds, poings, mains, genoux, doigts, jambes, avant-bras, coudes…
Il comporte 3 axes de travail : |
Des kihons : techniques de base, positions et déplacements répétés en groupe ou individuels |
Des katas : mouvements codifiés mimant un combat imaginaire |
Des kumités : combats à 2 ou plusieurs |
Le Karaté se pratique dans un dojo
On appelle Dojo, le lieu où l’on apprend la voie, « Do » signifiant la voie et « Jo » signifiant le lieu. C’est un lieu empreint d’un profond respect. Dans un dojo doit figurer normalement un mur d’honneur (kamiza) avec la représentation du Maître fondateur de l’école.
Le karaté do est un art martial, c’est-à-dire comme tout art un moyen utilisant des techniques pour tendre vers la perfection, perfection non seulement du mouvement physique, mais aussi et surtout de l’attitude mentale.
Et comme tout art, il exige beaucoup d’humilité.
On va pouvoir tendre, je dis bien « tendre » car c’est une recherche permanente, tendre vers la perfection en « polissant », comme un artisan la matière, nos techniques et notre mentalité.
Cette perfection en karaté, c’est l’efficacité.
La ceinture noire n’est pas le sommet du karaté, elle en est les fondations,
le socle sur lequel le karatéka va pouvoir continuer sa progression toute sa vie.
Oui, je suis ceinture noire…mais…
Obtenir sa ceinture noire …un grade, c’est une récompense ET la responsabilité qui va avec. Pour moi, c’est aussi un message très fort qui résonne comme une obligation d’amélioration, amélioration dans la pratique du karaté, et également dans ma vie de femme et de citoyenne.
Nécessité d’engagement et de responsabilité, et ce, particulièrement quand on est au contact d’enfants, mais également dans son milieu professionnel, personnel, avec son conjoint… C’est aussi se situer dans tout ce que l’on fait dans la sphère de l’élévation spirituelle, dans le rapport qu’on a avec soi-même, avec les autres. A partir de la ceinture noire, le pratiquant reflète de plus en plus ses compétences dans les trois domaines : shin, gi, tai, les 3 piliers du budoka. Ils représentent l’unité de l’esprit, de la technique et du corps. Ces trois éléments sont indissociables et forment la base des arts martiaux traditionnels. Négliger un pilier affaiblit l’ensemble de la pratique.
Pourquoi aligner ses chaussures soigneusement tournées vers la sortie ?
Les zori sont des chaussures traditionnelles japonaises avec une semelle en paille et 2 sangles de maintien. Aligner ses chaussures c’est ordonner son esprit, être déjà dans l’esprit d’étudier. Ce que j’apprends dans le lieu sacré du dojo, je vais essayer de l’appliquer à l’extérieur dans ma vie quotidienne.
Le salut se pratique à chaque début et fin de cours. Même s’il n’est pas un rituel religieux (ce n’est pas une prière), il n’en est pas moins important. C’est l’expression du respect que chaque karatéka doit avoir envers le Dojo, envers le Karaté, envers les anciens Maîtres et envers le Maître fondateur mais aussi envers son professeur, Sensei, et envers les autres élèves, kohai.
Selon moi, il participe également à une certaine mise en condition. En effet, cela permet de se concentrer et de rentrer dans « sa peau de karatéka »…même si nous ne quittons jamais vraiment notre « peau de karatéka » !
Le salut est un temps de méditation, rituel structurant où l’on apprend à laisser derrière nous le tumulte mental, les contrariétés, les devoirs à faire, les paroles qui nous ont heurtées, les jugements des autres et ceux que nous nous sommes adressés…
Zarei : salut à genoux en seiza
Salut entre partenaires d’apprentissage
